J'aime écrire. L'art est futile.
Expérience, complexité, hantise, silence.
Ce ne sont que des mots. Cherchez la vie qui se cache derrière deux-ci.
Aux âmes nées de l'hiver...
Le faune n'existe que dans l'esprit de cette femme jamais née.
L'Art est une quête perpétuelle d'une insaisissable poésie.
Le délice d'un bois qui résonne...
Possédé par l'odeur des feuilles mortes.
Notre oeuvre comme mode de vie.
De l'écriture ampoulée qui ne sait aboutir et dont l'existence s'éclaire par sa propre autosuffisance.
Deux âmes de pluie... et notre terrible orage!
La famine pour manger aveugle.
L'odeur d'un être humain est-elle assez forte pour en tuer un autre?
Le destin. Cette impression que, ce soir, je n'habite plus mon corps.
L'Art est une expérience.
Au printemps. Mon esprit s'élève et je marche vers toi les yeux fermés.
L'hiver ou la mort par épuisement. Car il n'est rien d'autre que le soi lorsque l'esprit est cerné de blanc.
La nuit tombe et je n'ai désormais plus aucune raison de retrouver le chemin jusque chez moi.
Lorsque la lumière ne parvient pas à percer le couvert des nuages, j'entends toujours ton cri, Homme.
ô pèlerin, tu n'as plus que 37 vies à vivre.
Nous nous tairons et cela suffira.
Nous sommes le nombre de l'humanité renaissante.
L'automne est un mensonge.
L'attente... dans une succession de nuits froides.
Je t'en prie, dis-moi simplement que je ne suis plus humain.
J'ai vu, aujourd'hui, la terre saigner sous la pluie. J'ai osé goûter sa sève.
Focus on life, not on human beings.
J'entends vos mots évoquer une humanité désertée.
Le tort. L'idée devait être de moi. L'Humain.
Pourquoi l'aube n'éclaire-t-elle plus mon chemin? Où est donc le feu que m'a volé l'océan? Je suis aveugle.
Le rêveur achève-t-il sa vie dans l'illusion?
Urine fraîche et framboises mûres.
Mes voix crient de silence lorsque tu n'es pas là , Lumière.
Que peut-on tirer du silence humain lorsque l'acte nie?
Enfin libre, mais déjà seul devant le néant.
Adopterez-vous l'art comme seule et unique voie vers votre existence?
Couleur de culture et mal de coeur.
Des eaux troubles où se reflètent les cieux clairs.
Des artistes qui créent pour nourrir le néant.
La solitude peut-elle nous pousser vers l'idéal?
M'abreuver de pluie et de lumière...
L'artiste contemporain prendra un jour conscience qu'il se consacre à construire un sujet et non plus un objet.
Au jour qui s'allonge, nous grandissons.
Ma peau crie, mon corps se contracte et j'attends seul la colère du ciel.
Le printemps vibre et mon souffle se couvre de pluie.
Le geste est fait, exécuté avec perfection. Et voilà que j'ose l'effacer; voilà que j'ose en étouffer les échos. Est-ce cela, le pouvoir?
L'Homme a-t-il encore un but?
Que s'est-il donc passé le jour où moururent mes fantasmes?
L'encre s'efface avec le temps; le sang, quant à lui, se déverse et s’anime en nous.
L'Homme marche, même s'il se sait condamné. Le cercle. L'Homme marche et entraîne la foule dans son sillage. Il sacrifiera son essence pour lui éviter les événements qui précèdent sa propre chute.
L'Homme, l'hérétique, le subversif.
Un messie se doit d'être humble. L'Homme, quant à lui, se sauve lui-même.
De l'aube, jour où tombent en poussière les carcasses pourries que j'ai retenues des années durant.
Hier j'ai bu l'encre noire pour mieux m'en souiller l'esprit.
Speak backwards and choose the faded thoughts. Insensitivity to the words is the new intellect.
Dieu que je suis aveugle!